ILERI et le monde prend une autre dimension

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Creéia

Le Centre de recherche et expertise en éthique et intelligence artificielle (CREÉIA) a été créé afin de répondre aux besoins de réflexions sur les enjeux éthiques liés au développement de l’intelligence artificielle (IA) exprimées par les autorités publiques. Ces besoins ont été clairement énoncés par le Président de la République, M. Emmanuel Macron, au Collège de France le 29 mars 2018 et définis dans le rapport de Cédric Villani visant à établir une « stratégie nationale et européenne » présenté en novembre 2018.

 

La stratégie française se veut d’autant plus ambitieuse qu’elle entend s’étendre à l’ensemble de l’Union européenne (UE) et prévoit de nombreux partenariats internationaux que ce soit avec les Émirats Arabes Unis ou encore avec le Canada.

 

Par ailleurs la nécessité de formations dans le domaine de l’éthique de l’IA était préconisée dès 2017 dans un rapport conjoint de l’Assemblée nationale et du Sénat et réaffirmée dans le rapport Villani.

 

C’est dans ce cadre, qui s’inscrit lui-même dans un contexte international de fort développement des applications civils et militaires de l’IA et d’une forte croissance économique liée au domaine, que le CREÉIA ambitionne de mener ses travaux au profit d’institutions de formation et d’entreprises publiques et privées.

 

Dans ce but, le CREÉIA se veut pluridisciplinaire, ouvert sur des philosophies non-continentales et ancré dans la réalité pratique. Son programme de recherche est ainsi conduit par des chercheurs issus de différents domaines, théoriciens et praticiens, capable de couvrir un large champ d’exploration. Par ailleurs, conscient des limites d’une approche purement continentale de l’éthique, le CREÉIA propose d’intégrer dans ses travaux, des réflexions issues d’autres courants de pensées, d’autres philosophies et auteurs que ceux traditionnellement utilisés.

 

Cette philosophie d’ouverture et d’exploration de nouveaux champs d’études, permet au CREÉIA de proposer des analyses plus larges et plus complètes des questions éthiques liées à l’IA sur la scène internationale, en y intégrant des perspectives inédites. Elle permet surtout d’offrir des outils de réflexions indispensables dans un monde globalisé où les modèles philosophiques et les valeurs sont aussi riches que variés.

 

PROGRAMME DE RECHERCHE

 

Le CREÉIA a pour objectif de mener des réflexions sur l’articulation entre éthique, intelligence artificielle et relations internationales.

 

Son programme de recherche s’articule autour de trois axes

  1. Une réflexion éthique ouverte sur :
    1. Des philosophies et perspectives non continentales, notamment celles relevant des sagesses orientales ou autochtones, mais aussi de différentes religions, croyances et syncrétismes.
    2. Des réflexions philosophiques plus larges que les trois théories classiques.
  2. Des travaux à vocation pratique pour faciliter une application directe par la société civile et notamment les entreprises recourant à et/ou développant de l’IA.
  3. L’interdisciplinarité nécessaire à une couverture plus large des problématiques éthiques liées au développement de l’IA sur la scène internationale mais aussi au niveau national. Elle se décline notamment sur deux dimensions : l’articulation entre sciences dures et sciences humaines, et la jonction entre monde théorique et monde pratique.

 

PHILOSOPHIE DU CREÉIA

 

La création du CREÉIA procède d’un triple constat :

  1. La dimension éthique de l’IA a pris une place prépondérante dans la réflexion normative entourant cette technologie sur la scène internationale.
  2. L’éthique de l’IA est quasi uniquement abordée au travers de la philosophie continentale et des trois théories éthiques (vertu, déontologie, conséquentialisme).
  3. L’éthique de l’IA est traitée de manière restrictive horizontalement par des universitaires et des « spécialistes » du domaine issus d’horizons géographiques limités, et verticalement dans les problématiques abordées.

 

Ces trois constats expliquent l’approche limitée de l’éthique de l’IA sur la scène internationale et par conséquent l’impossibilité de parvenir à des solutions ou des propositions de compromis portant sur les grands sujets qui y sont liés.

 

Pour pallier ce problème, le CREÉIA propose un modèle novateur reposant sur deux piliers :

  1. La mixité des profils des experts et chercheurs, venant à la fois du monde académique et du monde professionnel, permet d’élargir les champs d’investigation, d’ouvrir de nouvelles perspectives, d’articuler théorie et pratique et d’ancrer les travaux du Centre dans la réalité.
  2. La transdisciplinarité du Centre favorise à la fois l’élargissement des approches et la richesse des analyses. L’ouverture, par exemple, à des philosophies « non continentales » permettra d’enrichir la réflexion et de proposer de nouvelles pistes de recherche.

 

L’approche collaborative favorisera les échanges et les analyses transverses et les propositions innovantes.

 

STRUCTURE

 

Le CREÉIA est rattaché à l’Institut Libre d’Étude des Relations Internationales (ILERI).

 

Il est placé sous la direction du Dr Emmanuel Goffi et est subdivisé en unités de recherches thématiques toutes reliées au domaine des relations internationales en cohérence avec les programmes d’enseignement de l’ILERI et traitant de l’IA et des questionnements éthiques qu’elle suscite : UR1 – Défense et sécurité ; UR2 – Économie et finances ; UR3 – Droit et philosophie ; UR4 – Médias et communication ; UR5 – Environnement et santé. Chaque unité est placée sous la tutelle d’un chercheur titulaire responsable.

 

Le Centre accueille des étudiants supervisés par les chercheurs et experts.

 

LES PRODUITS DU CREÉIA

 

Le CREÉIA propose une large gamme de produits comprenant :

  • La mise en place de séances d’informations, de formations académiques et de vulgarisation.
  • L’organisation de débats, séminaires, colloques, ateliers, conférences et tout autre événement de formation.
  • La production de notes de synthèse ou d’analyse, de rapports, d’études, de comptes rendus et de recommandations.
  • La rédaction d’articles de presses, d’articles académiques, de chapitres d’ouvrages et de monographies, ainsi que la coordination d’ouvrages collectifs.
  • Des activités de consultance au profit des entreprises et institutions publiques et privées.
  • Des interventions dans les médias.

 

L’ÉQUIPE DU CREÉIA

 

  • Mme Naoufal Ainane, fondateur-PDG de Smart Technology, spécialiste en science des données et intelligence artificielle.

Naoufal Ainane est chercheur et entrepreneur. Il est spécialiste de l’intelligence artificielle et des villes intelligentes.

Après des études en informatique, il débute sa carrière en tant qu’ingénieur en informatique décisionnelle en France puis comme chef de projet Europe. Porté par sa curiosité et son ouverture, il occupera le poste de Directeur Région MENA (Middle East & North Africa) chez un éditeur de logiciel de premier rang, juste après avoir été Manager Business Unit.

Il conduit des travaux de recherche dans le domaine de l’intelligence artificielle, et plus spécialement sur la ville intelligente de demain, à l’École Nationale Supérieure d’Électricité et Mécanique, de Casablanca, au sein du laboratoire RITM (Réseaux, Informatique, Télécommunication et Multimédia).

Il a publié plusieurs articles sur la sécurité informatique dans les villes intelligentes et les systèmes d’observation et de prédiction de la santé dans les maisons intelligentes.

Naoufal est le fondateur et directeur de Smart Technology, une start-Up spécialisée en intelligence artificielle, Internet des objets et villes intelligentes.

 

  • M. Wajdi Dhifli, maître de conférences en informatique à l’Université de Lille, spécialiste en sciences de données, intelligence artificielle, bio-informatique et informatique médicale.

Wajdi Dhifli est spécialiste en sciences de données, intelligence artificielle, bioinformatique et informatique médicale. Il est titulaire d’un doctorat en informatique de l’université Clermont Auvergne pour lequel il a travaillé sur des problématiques à l’intersection des domaines de la fouille de données complexes, du machine learning et de la théorie des graphes avec des applications sur des données biologiques.

Il a enseigné et conduit des travaux de recherche dans plusieurs établissements universitaires en France et au Canada notamment en tant qu’enseignant moniteur et ingénieur de recherche à l’Université Clermont Auvergne, associé de recherche postdoctoral et de chargé de cours à l’Université du Québec à Montréal, et associé de recherche postdoctoral à l’iSSB à Évry.

Wajdi occupe actuellement le poste de maître de conférences en informatique à l’Université de Lille. Il conduit des travaux de recherche sur les aspects théoriques et appliqués en science de données, big data, intelligence artificielle, bioinformatique et santé. Il s’intéresse également à la dimension éthique de l’utilisation de l’intelligence artificielle et des données de santé. Ses principaux domaines d’application incluent la biologie moléculaire et systémique, le cancer, l’automatisation des analyses biologiques et biomédicales, les systèmes de recommandations, les bases de connaissances et le web de données. 

 

  • Mme Ysens de France, directrice adjointe du CREÉIA. docteure en droit spécialisée dans les véhicules terrestres inhabités, directrice de la prospective à l’Institut Sapiens.

Ysens de France est docteure en droit public, spécialisée en robotique terrestre. Dans le cadre de son doctorat, elle s’est particulièrement intéressée à l’émergence de systèmes militaires robotisés autonomes dans les conflits armés. Une approche spécifique qui a construit une réflexion prospective et transverse des enjeux liés à l’innovation technologique. Le champ d’application de ses recherches est européen et international, à l’instar de sa collaboration avec euRobotics. Elle est actuellement directrice de la prospective à l’Institut Sapiens.

 

  • M. Emmanuel R. Goffi, directeur du CREÉIA, professeur d’éthique à l’ILERI, chercheur à l’UQÀM et à la University of Manitoba.

Emmanuel Goffi est spécialiste en sciences politiques et éthiques. Il a servi durant 25 ans dans l’armée de l’Air française. Il est titulaire d’un doctorat en sciences politiques de Science Po Paris. Emmanuel est professeur en éthique des relations internationales à l’ILERI. Il est également chercheur membre externe du Centre FrancoPaix en résolution des conflits et missions de paix de l’Université du Québec à Montréal, et chercheur associé au Centre for Defence and Security Studies à la University of Manitoba, à Winnipeg, Canada. 

Emmanuel a enseigné et conduit des travaux de recherche dans plusieurs établissements universitaires en France et au Canada. Il intervient régulièrement dans des colloques et dans les médias, et fournit des travaux de consultance. Il a publié de nombreux articles et chapitres d’ouvrages, et est l’auteur de Les armées françaises face à la morale : une réflexion au cœur des conflits modernes (Paris : L’Harmattan, 2011). Il a, par ailleurs, participé à la coordination d’un ouvrage de référence sur les drones, Les drones aériens : passé, présent et avenir. Approche globale (Paris: La Documentation française, coll. Stratégie aérospatiale, 2013).

Ses recherches portent essentiellement sur l’éthique appliquée à la robotique et à l’intelligence artificielle, notamment dans le domaine de la défense.

 

  • M. Benjamin Guinhouya, Professeur associé HDR en épidémiologie et responsable du Master Data Science pour la Santé à l’Université de Lille Nord de France.

Benjamin Guinhouya est actuellement maître de conférences, avec une habilitation à diriger des recherches en Épidémiologie à l’Université de Lille. Il a été chercheur invité au Centre de Recherche du CHU Québec et de l’Université Laval. Il a également fait partie de plusieurs groupes de travail en tant qu’expert au sein de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) ainsi qu’à l’Agence nationale de sécurité du médicament et autres produits de santé (Ansm).

Benjamin est responsable du Master en Data Science Santé à la Faculté d’Ingénierie et Management de la Santé (Université de Lille). Il a une formation académique en épidémiologie clinique et comportementale ; en épistémologie et la philosophie des sciences de la santé ainsi qu’en éthique dans la recherche biomédicale et en santé publique. Il est membre du Comité de Protection des Personnes (CPP) Nord-Ouest II (CHU Amiens-Picardie). Ses intérêts de recherche portent sur la philosophie de l’evidence-based medicine et la méta-recherche ; l’épidémiologie digitale et la science des données de santé ; ainsi que l’inférence causale pour maladies complexes.

 

  • M. Sébastien C. Latre, officier de l’armée de l’air, ingénieur diplômé en management et relations internationales, expert en leadership, en optimisation managériale et en planification stratégique et opérationnelle du management.

Sébastien Latre exerce dans le management depuis plus de 20 ans. Ingénieur, officier diplômé des écoles de guerre française et espagnole, titulaire d’un DESS en management, qualifié en gestion de projet et méthode Lean, diplômé d’un Master II en relations internationales, il bénéficie d’une vaste expérience de la direction d’équipes et d’unités d’affaires, en France comme à l’étranger. Il s’est attaché à développer au fil de son expérience une approche du management fondée sur le respect de la personne et l’intelligence collective.

Il intervient régulièrement dans les domaines du leadership, de l’optimisation managériale, et de la planification stratégique et opérationnelle.

Son parcours l’a porté à enseigner dans des écoles d’ingénieurs et des centres universitaires. Ses idées et ses axes de réflexion sont exposées dans de nombreux articles qu’il diffuse notamment sur son site internet soyezchefpasmanager.com.

 

  • M. Arnaud Raffin, professeur de finance à la Grenoble École de Management, fondateur du réseau Finance de Demain.

Titulaire d’un Master en Finance de l’Institut d’Administration des Entreprises de Grenoble), Arnaud Raffin est professeur de finance à la Grenoble École de Management.

En parallèle de ses activités pédagogiques il mène une activité de conseils en trésorerie, cash et crédit management. D’abord au service de PME, il poursuit ensuite sa carrière comme contractor exclusif Deloitte et encadre des projets de transformation de trésorerie pour de grands groupes internationaux. 

Ces missions concrètes l’aident à articuler les approches technique et pragmatique.

Financier complet, Arnaud Raffin possède une ferme détermination à construire des solutions à haute valeur ajoutée et obtenir des résultats indiscutables.

Il est également le fondateur du mouvement “Finance de Demain”, dont le but est d’aider les futurs professionnels du chiffre à construire leur éthique, de manière concrète.

 

  • M. Denis Rognoy, animateur-journaliste spécialiste des médias et de la communication.

Denis Rognoy a travaillé dans les domaines de l’urbanisme, de la communication et des médias. Curieux et passionné par les questions pluridisciplinaires, ses lectures et rencontres professionnelles l’ont amené à s’intéresser aux questions d’éthiques grâce à la philosophie, aux spiritualités et à l’anthropologie. Puis à la géopolitique et aux questions liées à l’intelligence artificielle par la production cinématographique, les sciences politiques et son travail d’animateur-journaliste.

Passionné par la sociologie appliquée, il obtient un Master recherche et une Maîtrise en concertation et l’ingénierie de la formation. Plusieurs de ses expériences se succèdent dans divers domaines alliant humain et technique (enseignement, entreprises, collectivités), y compris à l’étranger (Canada et Belgique).

Des missions professionnelles dans un champ en recomposition, comme les médias et la communication à l’heure des nouvelles technologies de l’information et de la communication, l’ont amené notamment à travailler sur le management, le développement personnel, en lien avec l’informatique au sens large. Enfin, un type de journalisme véritablement tourné vers la méthodologie de l’interview et l’animation de débat lui permet de suivre les tendances réflexives autour de thèmes liés à l’IA : le transhumanisme, l’Homme augmentée ou ville augmentée, la réalité virtuelle, les objets connectés…

 

  • M. Bruno Sarrazin, consultant innovation intelligence artificielle neuro-informatique et commandant de réserve/officier innovation.

Bruno Sarrazin a passé plus de 30 ans à travailler dans les nouvelles technologies dans plus de 20 pays (Europe, Afrique, Amériques…). Ses missions l’ont amené à participer à de nombreuses réflexions ayant pour objet l’aide à la décision de différents gouvernements, dans le cadre de collaborations internationales. Les projets couverts, s’appuyant sur des dossiers techniques ou scientifiques, ont été menés au profit de grandes multinationales ou de gouvernements travaux et ont nécessités de nombreuses interventions au niveau des États ou de leurs représentations.

Bruno s’est également spécialisé dans l’intelligence artificielle, dans différents secteurs tels que la santé, les télécommunications, la défense, avec une focalisation sur l’aide à la décision.

L’IA développée étant neuro-symbolique, il a été amené à travailler sur les secteurs des neurosciences et de la neuro-informatique. Ces nouvelles disciplines permettent de mieux différencier les modes de fonctionnements de l’Humain et sa psyché comparés aux outils d’IA en cours de création.

 

  • M. Djamel Zitouni, maître de conférences et enseignant-chercheur à l’université de Lille Nord de France, spécialiste du traitement de l’information biomédicale.

Spécialiste du traitement de l’information biomédicale, domaine sur lequel il travaille depuis près de 15 ans, Djamel Zitouni est titulaire d’un doctorat en science informatique. Il est maître de conférences à Université de Lille Nord de France et enseignant-chercheur depuis 2013.

Djamel a conduit de nombreuses recherches dans le traitement des données biomédicales sous les angles analytique, éthique, philosophique ou encore juridique.

Ses différentes recherches l’ont amené à proposer de nouvelles formes de formalisations, différents travaux en santé publique, mais aussi à être promoteur pour de grands registres de données biomédicales.

Ses recherches actuelles portent sur la formalisation et le traitement de données biomédicales, sur l’application du big data et de l’IA à ces données, mais aussi sur le traitement des données floues et incertaines dans la prise de décision humaine.