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Les cours du soir de l’ILERI

 

L’ILERI propose des cours du soir, en français ou en anglais, donné par des enseignants-chercheurs de l’ILERI, spécialistes de leur domaine. Le séminaire traite un thème et représente dix-huit heures de cours. L’inscription à plusieurs séminaires est possible, mais le nombre de places proposées est limité. Les enseignements sont dispensés à distance. 

 

Les séminaires s’adressent à un large public avide de mieux comprendre le monde dans un but professionnel ou personnel et désireux de posséder les outils favorisant un meilleur discernement ou une prise de décision plus adaptée. Les programmes des séminaires sont détaillés ci-dessous.

 

Les participants recevront en fin de parcours un certificat indiquant le nombre d’heures et le séminaire suivi.

 

L’ILERI se réserve le droit de modifier ou de supprimer un séminaire.

Ce cours a pour objectif de donner un éclairage sur les enjeux latino-américains actuels. Confrontée aux conséquences de la pandémie et à une récession économique qui a affaibli plusieurs pays de la région, l’Amérique latine et les Caraïbes doit relever de nouveaux défis. Plusieurs pays de la région ont vécu des crises, politiques, institutionnelles, économiques et sociales, dont les causes, parfois exogènes, méritent d’être décryptées.

La recomposition des entités régionales, la montée en puissance des classes moyennes et leur traduction politique, les nouvelles formes de populismes, la prise de conscience des préoccupations environnementales seront notamment traitées. Les conditions de l’arrivée au pouvoir de Jaïr Bolsonaro au Brésil, les révoltes populaires en Colombie, en Equateur et au Chili, la spécificité de la crise vénézuélienne et la singularité cubaine, les ressorts et les motivations des alternances au Mexique, en lUruguay, en Bolivie et en Argentine illustrent ce nouveau paysage latino-américain.

Face à une emprise croissante des États-Unis via des lois extraterritoriales et des « mesures coercitives unilatérales », quelle sera la politique latino-américaine du Président élu, Joe BIDEN ? Quid du rôle de l’Union européenne et de la France ? Comment s’articule la stratégie de la Chine, devenue le premier partenaire commercial d’Amérique du Sud ?

Au-delà de cette actualité régionale immédiate et les perspectives 2021, nous nous interrogerons sur les ressorts de cette nouvelle donne latino-américaine et mettrons en exergue les enjeux économiques, politiques, sociaux, sociétaux et géopolitiques qui plongent aux racines de cet « Extrême Occident ».

 

Stéphane WITKOWSKI consacre la majeure partie de sa carrière aux relations entre l’Europe et l’Amérique latine. Consultant indépendant, il est par ailleurs Président du Conseil d’orientation stratégique de l’Institut des Hautes de l’Amérique latine (IHEAL /Université Paris III – Sorbonne Nouvelle) ; membre du Conseil d’orientation du Centre d’études et de recherches « Amérique latine – Europe » (CERALE/ ESCP- Europe) ; membre de la Tribune des économies latino-américaines (TELA) de la Maison de l’Amérique latine. Ancien élève de l’ILERI, il est aussi diplômé de l’IFP (Institut français de presse – Paris II – Assas) et titulaire d’une maitrise de sciences politiques de l’Université de Paris (Paris II- Assas).

 

Les cours se tiennent à distance, les lundis et mercredis de 18h00 à 20h00 :

  • 16 – 21 – 23 – 28 – 30 décembre 2020

  • 4 – 6 – 11 – 13 janvier 2021

Le séminaire Géopolitique de l’alimentation cherchera à fournir aux étudiants des clefs pour mieux comprendre les grandes thématiques liées à l’alimentation, un sujet d’étude à la charnière entre biologie, histoire, politique, économie et culture. Assumant cette dimension transdisciplinaire, ce programme de formation construit sur l’analyse scientifique et critique d’une multiplicité de sources (littéraires, cartographiques, audiovisuelles) se propose d’interroger les enjeux contemporains liés à chaque étape de l’acte alimentaire. Peut-on encore dessiner une géographie agricole mondiale ? Les orientations agricoles actuelles doivent-elles être repensées, alors que la majorité des pays de la planète ont commencé à prendre conscience de l’urgence environnementale ? Comment les stratégies des régions, producteurs et vendeurs se voient redéfinies dans un contexte de mise en réseau et/ou en concurrence globale ? Comment distribution et approvisionnement sont devenus des leviers géopolitiques majeurs consacrant l’affirmation de multinationales surpuissantes ? Comment les mobilités humaines, volontaires ou subies, influencent et reconfigurent nos pratiques alimentaires quotidiennes ? Alors que l’écart entre pays du Nord et du Sud ne cesse de se creuser, la planète pourra-t-elle se nourrir dans les décennies à venir ? Et si oui, comment ? Une gouvernance mondiale alimentaire est-elle possible ?

 

Pierre Raffard est géographe. Après une thèse soutenue en 2014 à l’Université Paris-Sorbonne consacrée au rôle de l’alimentation dans les dynamiques de citadinisation d’un groupe migrant à Istanbul, ses recherches actuelles portent sur les métissages culinaires, notamment en France et en Turquie, et questionnent le besoin des mangeurs et des acteurs politiques de s’inscrire et/ou de promouvoir l’existence de frontières et de territoires alimentaires. Au croisement de la géographie culturelle et de la géographie sociale, il cherche à comprendre les modalités d’interaction et d’hybridation de systèmes culinaires géographiquement localisés, en replaçant les phénomènes observés dans le temps long historique. Un autre aspect de ses travaux porte sur la place de l’alimentation dans l’espace urbain et sur son utilisation comme argument de marketing territorial.

 

Les cours se tiennent à distance, les lundis et mercredis de 18h00 à 20h00 :

  • 16 – 21 – 23 – 28 – 30 décembre 2020

  • 4 – 6 – 11 – 13 janvier 2021

Entre 2018 et 2020, 35 pays représentant 83% du PIB mondial ont à ce jour publié une Stratégie Nationale Hydrogène, s’apprêtent à le faire ou ont lancé des projets d’envergure pour accélérer l’émergence de la filière. La France et l’Europe n’échappent pas à ce retour en grâce : l’hydrogène est l’un des piliers du plan de relance post-COVID et Paris, comme Bruxelles, Berlin ou Madrid, ont présenté cet été leur toute première Stratégie Hydrogène, à hauteur de plusieurs dizaines de milliards d’euros en cumulé.

 

Bien d’autres pays ont fait pareil en 2020, de même que nombre de régions et municipalités, en France hexagonale, dans les Outre-Mer, en Chine, aux Pays-Bas ou encore en Australie. En 2021, le Green New Deal du nouveau président américain Joe Biden devrait, lui aussi, consacrer une bonne partie de ses 2000 milliards de dollars à l’hydrogène.

 

Au carrefour des enjeux du “monde d’après”, l’hydrogène s’impose comme l’une des solutions les plus prometteuses pour atteindre les objectifs de neutralité carbone que se sont fixés 110 pays et 1100 multinationales, à horizon 2050, 2060 ou 2080. Encore très mal connu, ce vecteur énergétique monte bien en puissance : selon McKinsey, le secteur pourrait peser 30 millions d’emploi et 2500 milliards de dollars par an d’ici 2050, dont le tiers en Europe. En amont, l’hydrogène promet d’accélérer le secteur des énergies renouvelables en leur permettant d’être stockées et pilotables. En aval, il promet de décarboner les usages les plus polluants tels que la mobilité, le maritime, l’aviation ou les industries lourdes. Mais cela attire également foule de détracteurs qui, entre idées reçues et stratégies de lobbying négatives, parviennent à freiner la filière.

 

Aujourd’hui, on observe l’émergence d’une véritable diplomatie et géopolitique de l’hydrogène à part entière où se mêlent grands groupes, start-ups, think tanks, ambassadeurs et voire même désormais des ministres de l’Hydrogène, dédiés exclusivement à ce secteur. En Allemagne, Australie, Arabie Saoudite, Californie, Canada, Corée du Sud, Groenland, Islande, Japon, Norvège, Qatar, Russie et bien sûr France hexagonale et Outre-mer, la bataille de l’après-pétrole a déjà commencé et elle s’étudie à l’ILERI !

 

PLAN DU COURS :

S1 – Transition énergétique, biens communs, biens de club & métaux critiques

S2 – Hydrogène, efficacité énergétique, paradoxe de Jevons & cradle-to-cradle

S3 – Préséance économique, LCOE, LCOS, LCOH2 & Hydrogen-as-a-service

S4 – Marchés amonts : techniques, coût économique & coût carbone de la production H2

S5 – Marchés avals : logistique, mobilité, maritime, espace, aviation, BTP, industries lourdes…

S6 – Stratégies nationales, diplomatie, lobbying & institutions internationales H2

S7 – Géopolitique H2 en Asie & Océanie

S8 – Géopolitique H2 en Afrique, Proche-Orient, Moyen-Orient & Arctique

S9 – Géopolitique H2 en Europe, Amérique du Nord, Caraïbe & Amérique du Sud

 

Enseignant à Sciences Po Paris, l’Ecole de Guerre et l’Université Catholique de Lille, Mikaa Mered est spécialiste de la géopolitique des pôles Arctique/Antarctique et de la géopolitique de l’Hydrogène. Il est par ailleurs expert-évaluateur auprès de la Commission européenne, membre du réseau World Hydrogen Leaders, de la European Clean Hydrogen Alliance, et accompagne également de grands groupes français dans la compréhension des bouleversements géopolitiques liés aux nouveaux marchés de l’hydrogène. Lauréat de deux prix pour son premier ouvrage « Les Mondes polaires » (PUF, 2019) et après avoir présenté ses travaux sur les Pôles et l’hydrogène dans 20 pays dont la Russie et la Chine, il prépare actuellement son deuxième livre consacré à la géopolitique de l’hydrogène.

 

Les cours se tiennent à distance, les lundis et mercredis de 20h00 à 22h00 :

  • 16 – 21 – 23 – 28 – 30 décembre 2020

  • 4 – 6 – 11 – 13 janvier 2021

Qui n’a jamais tenté de comprendre ce que les Etats du Golfe viennent chercher dans le football européen ? Quelles sont les retombées réelles de l’organisation d’une Coupe du Monde ou de Jeux Olympiques ? Le sport est-il vraiment la continuation de la guerre par d’autres moyens ? Le soft power sportif est-il une réalité  ? Toutes ces questions animent les les débats à chaque grande manifestation sportive.

 

Si l’on ajoute le fait que le sport est l’une des seules activités humaines capables de rassembler les populations du monde entier sans exclusive, parler de géopolitique du sport a du sens.

 

Ce cours a pour ambition de faire découvrir et comprendre en neuf séances les enjeux globaux du sport contemporains en usant de l’approche géopolitique. Pour l’aborder, l’accent sera mis sur des exemples concrets afin de faire comprendre le plus simplement possible pourquoi “le sport est aujourd’hui plus que du sport”.

 

Le programme proposé est le suivant :

  • Pourquoi parler de géopolitique du sport ?
  • Participer et gagner au sport mondial : quels enjeux géopolitiques ?
  • Quels sont les enjeux géopolitiques des grandes manifestations sportives contemporaines ?
  • CIO et FIFA: les fédérations internationales sont des acteurs géopolitiques incontournables.
  • Les fédérations sportives internationales, des organisations sous influence.
  • Géopolitique du football, un jeu qui dépasse le ballon rond.
  • Géopolitique du sport dans le Golfe, une nouvelle donne.
  • Le sport révèle les identités nationales.
  • Les limites de l’instrumentalisation géopolitique du sport.

 

Jean-Baptiste Guégan est enseignant-formateur en histoire-géographie à Paris, conférencier et journaliste pour plusieurs médias sportifs. Après avoir enseigné la géopolitique en école de journalisme, il intervient en géopolitique du sport dans plusieurs formations de référence portant sur le management du sport business. Fréquemment interrogé par les médias, il est l’auteur et le directeur de plusieurs ouvrages sur le sport et ses enjeux comme Géopolitique du sport, une autre explication du monde ouFootball Investigation, les dessous du football en Russie. Il a dernièrement sorti Une histoire populaire du Paris Saint-Germain.

 

Les cours se tiennent à distance, les lundis et mercredis de 18h00 à 20h00 :

  • 16 – 21 – 23 – 28 – 30 décembre 2020

  • 4 – 6 – 11 – 13 janvier 2021

Depuis 25 ans, l’intelligence économique se développe en France et dans le monde tant au niveau des entreprises que des États. Dans une économie mondialisée où les menaces et les opportunités s’entremêlent, cette démarche collective vise l’agilité par un usage stratégique de l’information : renseignement économique, management de l’intelligence collective, sécurité des données, stratégies d’influence (lobbying, normalisation, soft power). Culture et posture, l’intelligence économique propose donc à la fois des stratégies, méthodes et outils pour faire de l’information et de la connaissance un levier de développement.

 

Ce cours du soir vise à offrir un panorama complet de l’intelligence économique en proposant des réflexions, études de cas mais aussi des méthodes et des outils pour gagner en agilité stratégique et éviter la paralysie dans une économie conflictuelle.

 

Praticien-chercheur en intelligence économique, Nicolas Moinet est professeur des universités à l’IAE de Poitiers et enseignant à l’ILERI. Il est l’auteur de très nombreux ouvrages et articles sur le sujet. Les plus récents : 100 cas d’intelligence économique, Les sentiers de la guerre économique (VA) et La boîte à outils de l’intelligence économique (Dunod). Il intervient régulièrement auprès d’entreprises et d’institutions en France et à l’étranger.

 

Les cours se tiennent à distance, les lundis et mercredis de 18h00 à 20h00 :

  • 16 – 21 – 23 – 28 – 30 décembre 2020

  • 4 – 6 – 11 – 13 janvier 2021

Ce cours a pour ambition première de fournir, en neuf séances, une immersion factuelle et livresque dans les réalités complexes et les dynamiques contradictoires du Moyen-Orient moderne. Après un rappel historique de la genèse de la première « cité musulmane » et l’exposition de ses catégories politiques, l’accent sera mis sur les implications multiples de l’irruption de la modernité dans cette région à travers notamment la figure de Napoléon Bonaparte et la compagne d’Egypte de 1798.  Le programme proposé est le suivant :

– Une mise en perspective historique, l’avènement du Moyen-Orient moderne

– Formation des Etats-Nations, identités nationales et configurations transnationales

– Etat Rentier, le pétrole entre économie et politique

– L’islam politique, interprétations différenciées et enjeux multiples

– Transitions politiques et processus de démocratisation

– Les révolutions arabes, origines, processus et implications

– Conflictualité, violence et terrorisme

– Logiques régionales et poids de l’international,

– Communication et Stratégies médiatiques des acteurs étatiques et non étatiques

 

Ce cours interactif, qui se nourrit des connaissances et des rappels historiques, reste axé sur les interrogations les plus actuelles et part de l’idée qu’une analyse équilibrée et informée du Moyen-Orient permet une meilleure compréhension des enjeux du monde contemporain.

 

Mohammed El Oifi est diplômé de l’Institut d’Etudes politiques de Paris, titulaire d’un DEA d’études politiques, d’un DEA d’Histoire contemporaine et d’une Maîtrise de science politique. Son domaine de recherche et d’expertise est la communication politique et les médias internationaux, Doctorat de sciences de l’information et de la communication. Il est le rédacteur de nombreux travaux scientifiques, à propos des thématiques liées aux relations internationales, aux médias et au Moyen-Orient, publiés dans des revues scientifiques françaises et internationales. Il est également co-auteur de plusieurs ouvrages collectifs. Régulièrement invité par les médias, il a participé et organisé de nombreux colloques scientifiques aussi bien en France qu’à l’étranger et effectue des recherches dans le cadre de l’Institut Français des Relations Internationales. Professeur des relations internationales et de science politique à l’ILERI, il enseigne également à l’université Paris III, Sorbonne Nouvelle et à l’Institut d’Etudes Politiques de Paris.

 

Les cours se tiennent à distance, les lundis et mercredis de 18h00 à 20h00 :

  • 16 – 21 – 23 – 28 – 30 décembre 2020

  • 4 – 6 – 11 – 13 janvier 2021

Tarifs

  • Un séminaire : 240€ / 170€*
  • Deux séminaires : 460€ / 320€*

 

*Tarif jeunes (moins de 28 ans au 31/12/2020), enseignants, demandeurs d’emploi, et anciens élèves de l’ILERI sur présentation d’une pièce justificative avant le début des cours.

 

Tarif entreprise : 1000€ TTC par séminaire (tarif dégressif pour plusieurs inscriptions)
Numéro de déclaration d’activité : 11 75 49324 75
Pour tout renseignement ou devis : contact@ileri.fr