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Les cours du soir de l’ILERI

 

L’ILERI propose des cours du soir, en français ou en anglais, donné par des enseignants-chercheurs de l’ILERI, spécialistes de leur domaine. Le séminaire traite un thème et représente dix-huit heures de cours. L’inscription à plusieurs séminaires est possible, mais le nombre de places proposées est limité. Les enseignements sont dispensés à distance. 

 

Les séminaires s’adressent à un large public avide de mieux comprendre le monde dans un but professionnel ou personnel et désireux de posséder les outils favorisant un meilleur discernement ou une prise de décision plus adaptée. Les programmes des séminaires sont détaillés ci-dessous.

 

Les participants recevront en fin de parcours un certificat indiquant le nombre d’heures et le séminaire suivi.

 

L’ILERI se réserve le droit de modifier ou de supprimer un séminaire.

Au carrefour des enjeux du “monde d’après”, l’hydrogène s’impose comme l’une des solutions les plus prometteuses pour se rapprocher des objectifs de l’Accord de Paris sur le Climat. Encore très mal connu, ce vecteur énergétique monte pourtant en puissance : selon McKinsey, le secteur pourrait peser 30 millions d’emploi et 2500 milliards de dollars en rythme annuel d’ici 2050, dont le tiers en Europe. En amont, l’hydrogène promet d’accélérer le secteur des énergies renouvelables en leur permettant d’être stockées et pilotables. En aval, il promet de décarboner les usages les plus polluants tels que la mobilité, le maritime, l’aviation ou les industries lourdes.

 

Depuis 2015, près de 30 pays industrialisés ont construit une feuille de route hydrogène, suscitant l’émergence d’une véritable diplomatie à part entière où se mêlent grands groupes, start-ups, think tanks et diplomates voire Ambassadeurs chargés exclusivement de l’hydrogène. En Europe, il est au cœur du « Green Deal » de la Commission von der Leyen. En Chine, 1er producteur mondial, l’hydrogène est depuis début 2020 une « priorité nationale ». En Allemagne, Australie, Arabie Saoudite, Californie, Canada, Corée du Sud, Groenland, Islande, Japon, Norvège, Qatar, Russie et bien sûr France hexagonale et Outre-mer, la bataille de l’après-pétrole a déjà commencé.

 

L’ILERI est fière aujourd’hui de vous proposer ce cours développé durant 2 ans et demi par Mikaa Mered et inscrit depuis cette année au tronc commun de 1ère année de Master. Premier cours du genre en Europe, il analyse les enjeux écologiques et industriels de l’hydrogène à travers le prisme de la géopolitique.

 

Spécialiste de l’Arctique et de l’Antarctique depuis plus de 10 ans, lauréat du Prix du Livre géopolitique des Prépas 2020 pour son ouvrage de référence “Les Mondes Polaires” (Presses universitaires de France), Mikaa Mered est professeur de géopolitique des Pôles et, depuis janvier 2020, enseigne la géopolitique de l’Hydrogène à l’ILERI. Il est par ailleurs chargé de cours en géopolitique et relations internationales à NEOMA business school, expert-évaluateur auprès de la Commission européenne, président du Cluster Polaire Français et auditeur civil de l’Ecole de Guerre (27ème promotion). Depuis 2017, il consacre la majorité de ses travaux à la cartographie et la quantification des potentiels d’hydrogène bleu en Arctique afin d’évaluer leur impact sur la géopolitique des Pôles et de la transition énergétique. Après avoir présenté ses travaux en 2019 à l’IFRI, à Sciences Po, aux Universités Océaniques de Qingdao et de Shanghai ainsi qu’en Russie, en Allemagne et dans la Caraïbe, il prépare actuellement son deuxième livre : “Géopolitique de l’Hydrogène”.

 

Les cours se tiennent à distance, les lundis de 18h à 20h :

  • 5 – 12 – 19 – 26 octobre
  • 2 – 9 -16 – 30 novembre

 

Ce cours a pour objectif de donner un éclairage sur les enjeux latino-américains actuels, fondée sur l’observation des faits, au-delà de nombreux clichés et d’idées reçues, sur cette région. Plusieurs pays de la région traversent des tensions internes ou des crises, parfois exogènes, dont les causes, trop  rarement expliquées, mériteraient d’être décryptées.

Comment expliquer l’arrivée au pouvoir de Jaïr BOLSONARO au Brésil et l’explosion populaire en Colombie, en Equateur et soudainement au Chili, présenté jusqu’alors comme « l’élève modèle » de la classe latino-américaine à l’automne 2019 ? Quels sont les ressorts et les enjeux de la crise au Venezuela ? Les motivations des alternances au Mexique, Uruguay et en Argentine ? Et quid du coup d’Etat intervenu en Bolivie ?

Face à une emprise croissante des États-Unis sur la zone, accélérée par  l’administration TRUMP et le renforcement du poids de la Chine, devenue le premier partenaire commercial d’Amérique du Sud, comment la région s’organise pour traverser cette phase difficile ?

Au-delà de cette actualité régionale immédiate, nous nous interrogerons sur les raisons de cette nouvelle donne latino-américaine et mettrons en exergue les enjeux économiques, politiques, sociaux, sociétaux et géopolitiques qui plongent aux racines de cet « Extrême Occident »….

Stéphane WITKOWSKI consacre la majeure partie de sa carrière aux relations entre l’Europe et l’Amérique latine. Consultant indépendant, il est par ailleurs Président du Conseil d’orientation stratégique de l’Institut des Hautes de l’Amérique latine (IHEAL /Université Paris III – Sorbonne Nouvelle) ; membre du Conseil d’orientation du Centre d’études et de recherches « Amérique latine – Europe » (CERALE/ ESCP- Europe) ; membre de la Tribune des économies latino-américaines (TELA) de la Maison de l’Amérique latine. Ancien élève de l’ILERI, il est aussi diplômé de l’IFP (Institut français de presse – Paris II – Assas) et titulaire d’une maitrise de sciences politiques de l’Université de Paris (Paris II- Assas).

 

Les cours se tiennent à distance, les mardis de 18h00 à 20h00 :

  • 6 – 13 – 19 – 27 octobre
  • 3 – 10 – 17 – 24 novembre
  • 1er décembre

Le séminaire Géopolitique de l’alimentation cherchera à fournir aux étudiants des clefs pour mieux comprendre les grandes thématiques liées à l’alimentation, un sujet d’étude à la charnière entre biologie, histoire, politique, économie et culture. Assumant cette dimension transdisciplinaire, ce programme de formation construit sur l’analyse scientifique et critique d’une multiplicité de sources (littéraires, cartographiques, audiovisuelles) se propose d’interroger les enjeux contemporains liés à chaque étape de l’acte alimentaire. Peut-on encore dessiner une géographie agricole mondiale ? Les orientations agricoles actuelles doivent-elles être repensées, alors que la majorité des pays de la planète ont commencé à prendre conscience de l’urgence environnementale ? Comment les stratégies des régions, producteurs et vendeurs se voient redéfinies dans un contexte de mise en réseau et/ou en concurrence globale ? Comment distribution et approvisionnement sont devenus des leviers géopolitiques majeurs consacrant l’affirmation de multinationales surpuissantes ? Comment les mobilités humaines, volontaires ou subies, influencent et reconfigurent nos pratiques alimentaires quotidiennes ? Alors que l’écart entre pays du Nord et du Sud ne cesse de se creuser, la planète pourra-t-elle se nourrir dans les décennies à venir ? Et si oui, comment ? Une gouvernance mondiale alimentaire est-elle possible ?

Pierre Raffard est géographe. Après une thèse soutenue en 2014 à l’Université Paris-Sorbonne consacrée au rôle de l’alimentation dans les dynamiques de citadinisation d’un groupe migrant à Istanbul, ses recherches actuelles portent sur les métissages culinaires, notamment en France et en Turquie, et questionnent le besoin des mangeurs et des acteurs politiques de s’inscrire et/ou de promouvoir l’existence de frontières et de territoires alimentaires. Au croisement de la géographie culturelle et de la géographie sociale, il cherche à comprendre les modalités d’interaction et d’hybridation de systèmes culinaires géographiquement localisés, en replaçant les phénomènes observés dans le temps long historique. Un autre aspect de ses travaux porte sur la place de l’alimentation dans l’espace urbain et sur son utilisation comme argument de marketing territorial.

 

Les cours se tiennent à distance, les mercredis de 18h à 20h :

  • 7 – 14 – 21 – 28 octobre
  • 4 – 18 – 25 novembre
  • 2 – 9 décembre

 

Qui n’a jamais tenté de comprendre ce que les Etats du Golfe viennent chercher dans le football européen ? Quelles sont les retombées réelles de l’organisation d’une Coupe du Monde ou de Jeux Olympiques ? Le sport est-il vraiment la continuation de la guerre par d’autres moyens ? Le soft power sportif est-il une réalité  ? Toutes ces questions animent les les débats à chaque grande manifestation sportive.

 

Si l’on ajoute le fait que le sport est l’une des seules activités humaines capables de rassembler les populations du monde entier sans exclusive, parler de géopolitique du sport a du sens.

 

Ce cours a pour ambition de faire découvrir et comprendre en neuf séances les enjeux globaux du sport contemporains en usant de l’approche géopolitique. Pour l’aborder, l’accent sera mis sur des exemples concrets afin de faire comprendre le plus simplement possible pourquoi “le sport est aujourd’hui plus que du sport”.

 

Le programme proposé est le suivant :

  • Pourquoi parler de géopolitique du sport ?
  • Participer et gagner au sport mondial : quels enjeux géopolitiques ?
  • Quels sont les enjeux géopolitiques des grandes manifestations sportives contemporaines ?
  • CIO et FIFA: les fédérations internationales sont des acteurs géopolitiques incontournables.
  • Les fédérations sportives internationales, des organisations sous influence.
  • Géopolitique du football, un jeu qui dépasse le ballon rond.
  • Géopolitique du sport dans le Golfe, une nouvelle donne.
  • Le sport révèle les identités nationales.
  • Les limites de l’instrumentalisation géopolitique du sport.

 

Jean-Baptiste Guégan est enseignant-formateur en histoire-géographie à Paris, conférencier et journaliste pour plusieurs médias sportifs. Après avoir enseigné la géopolitique en école de journalisme, il intervient en géopolitique du sport dans plusieurs formations de référence portant sur le management du sport business. Fréquemment interrogé par les médias, il est l’auteur et le directeur de plusieurs ouvrages sur le sport et ses enjeux comme Géopolitique du sport, une autre explication du monde ouFootball Investigation, les dessous du football en Russie. Il a dernièrement sorti Une histoire populaire du Paris Saint-Germain.

 

Les cours se tiennent à distance, les jeudis de 18h00 à 20h00 :

  • 8 – 15 – 22 – 29 octobre
  • 5 – 12 – 19 – 26 novembre
  • 3 décembre

Ce cours a pour ambition première de fournir, en neuf séances, une immersion factuelle et livresque dans les réalités complexes et les dynamiques contradictoires du Moyen-Orient moderne. Après un rappel historique de la genèse de la première « cité musulmane » et l’exposition de ses catégories politiques, l’accent sera mis sur les implications multiples de l’irruption de la modernité dans cette région à travers notamment la figure de Napoléon Bonaparte et la compagne d’Egypte de 1798.  Le programme proposé est le suivant :

– Une mise en perspective historique, l’avènement du Moyen-Orient moderne

– Formation des Etats-Nations, identités nationales et configurations transnationales

– Etat Rentier, le pétrole entre économie et politique

– L’islam politique, interprétations différenciées et enjeux multiples

– Transitions politiques et processus de démocratisation

– Les révolutions arabes, origines, processus et implications

– Conflictualité, violence et terrorisme

– Logiques régionales et poids de l’international,

– Communication et Stratégies médiatiques des acteurs étatiques et non étatiques

 

Ce cours interactif, qui se nourrit des connaissances et des rappels historiques, reste axé sur les interrogations les plus actuelles et part de l’idée qu’une analyse équilibrée et informée du Moyen-Orient permet une meilleure compréhension des enjeux du monde contemporain.

 

Mohammed El Oifi est diplômé de l’Institut d’Etudes politiques de Paris, titulaire d’un DEA d’études politiques, d’un DEA d’Histoire contemporaine et d’une Maîtrise de science politique. Son domaine de recherche et d’expertise est la communication politique et les médias internationaux, Doctorat de sciences de l’information et de la communication. Il est le rédacteur de nombreux travaux scientifiques, à propos des thématiques liées aux relations internationales, aux médias et au Moyen-Orient, publiés dans des revues scientifiques françaises et internationales. Il est également co-auteur de plusieurs ouvrages collectifs. Régulièrement invité par les médias, il a participé et organisé de nombreux colloques scientifiques aussi bien en France qu’à l’étranger et effectue des recherches dans le cadre de l’Institut Français des Relations Internationales. Professeur des relations internationales et de science politique à l’ILERI, il enseigne également à l’université Paris III, Sorbonne Nouvelle et à l’Institut d’Etudes Politiques de Paris.

Les cours se tiennent à distance, les vendredis de 18h à 20h :

  • 9 – 16 – 23 – 30 octobre
  • 6 – 13 – 20 – 27 novembre
  • 4 décembre

Tarifs

  • Un séminaire : 240€ / 170€*
  • Deux séminaires : 460€ / 320€*
  • Trois séminaires : 660€ / 460€*
  • Quatre séminaires : 850€ / 590€*

 

*Tarif jeunes (moins de 28 ans au 31/12/2019), enseignants, demandeurs d’emploi, et anciens élèves de l’ILERI sur présentation d’une pièce justificative avant le début des cours.

 

Tarif entreprise : 1000€ TTC par séminaire
Numéro de déclaration d’activité : 11 75 49324 75
Vous souhaitez recevoir un devis, contactez-nous : contact@ileri.fr