ILERI et le monde prend une autre dimension

Actualité

Témoignage : Thaïs, Consultante en cyber sécurité

Diplômée du double diplôme supérieur en relations internationales – sécurité internationale et défense – et aujourd’hui consultante en cyber sécurité chez Sopra Steria. Elle a pris le temps d’échanger avec nous sur son parcours et son métier.

 

En quoi consiste ton métier ?

Je travaille pour Sopra Steria, une Entreprise de Services du Numériques. Historiquement, on intégrait des logiciels, et aujourd’hui, nous proposons un panel très étendu de solutions pour accompagner les entreprises vers la transition numérique.

Je suis Consultante en cyber sécurité et mes missions ont pour objectif de mettre en œuvre la GRC (Gouvernance, analyse de Risques et Conformité) dans les organisations. J’ai effectué des audits RGPD, des analyses de risque selon la méthodologie EBIOS RM de l’ANSSI, travaillé au sein d’un Security Operations Center et suis actuellement cheffe de projet pour un groupe qui souhaite implémenter la cybersécurité dans tous ses processus. L’équipe SOC a pour objectif de détecter, d’analyser et de répondre aux incidents de cyber sécurité.

 

Comment est-ce que tu as trouvé cet emploi ?

J’ai regardé les postes d’anciens camarades de l’ILERI sur Linkedin et ai trouvé deux – trois anciens et anciennes qui sont devenus Consultant GRC, une activité habituelle des boites de conseil. La dimension informatique m’inquiétait un peu, mais je me suis renseignée suffisamment pour avoir les bases nécessaires et montrer que j’étais volontaire et prête à apprendre. Ce que les recruteurs en cyber recherchent, ce sont des personnes motivées qui n’ont pas peur de se lancer dans quelque chose d’un peu nouveau. Quand on a fait l’ILERI, on est capable de s’adapter. J’ai passé quelques entretiens et ai décidé d’aller chez Sopra Steria.

 

Pourquoi la cyber sécurité ?

J’avais fait mon mémoire de fin d’études sur l’impact géopolitique de la blockchain et des crypto-monnaies. C’était passionnant et m’a montré que j’étais capable de comprendre des concepts informatiques complexes. Mais cela m’éloignait du domaine qui me passionne réellement, celui de la sécurité.

 

Aujourd’hui on ne peut pas s’intéresser à la géopolitique, à l’industrie de la défense ou aux enjeux de souveraineté, sans prendre en compte la dimension cyber sécuritaire. C’est en train de devenir le nerf de la guerre. Peu importe le sujet, il y aura toujours une composante cyber.

 

Le bon point également est qu’actuellement, la majorité des personnes qui travaillent dans le cyber sont des ingénieurs en informatique. Il n’y a pas assez de profil ayant des compétences plus générales et notre type de profil est assez demandé. C’est un euphémisme de dire que le domaine est en pleine expansion.

 

Que retiens-tu de ta scolarité à l’ILERI ?

On retire toujours des compétences et des connaissances d’un cours à l’ILERI. En deuxième année, j’ai participé aux associations étudiantes MUN et Défense. En 3ème année, j’étais dans le bureau des deux associations. J’ai notamment appris à entraîner les nouveaux délégués, une compétence qui m’a servi professionnellement.

 

J’ai fait un stage en fin de 3ème année au Consulat honoraire de France à Bali et mon alternance en 5ème année s’est faite chez PSA dans la protection des personnes. Je n’ai pas un parcours très cohérent, mais j’insiste sur le fait que l’alternance est une expérience importante et facilite la recherche d’emploi.

 

Des conseils pour les étudiants ?

Prenez le temps de vous connaitre, de déterminer ce que vous aimez et de faire avancer des projets qui vous tiennent à cœur. Dans l’idéal, faites une pause dans vos études, mais avant la fin de vos études. Il est difficile de justifier à un employeur que l’on est parti en vacances au moment d’aller chercher son premier emploi, alors que si vous le faites avant, c’est une expérience enrichissante qui ne vous portera pas préjudice !

 

 

Propos recueillis en juillet 2019

Publié le 28 novembre 2019